Et si Vauban avait été jardinier ?


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Clou de jalonnement circuit Vauban

 


De jardin en jardin, les clous nous indiquent l’itinéraire à suivre, avec la place Abbatucci pour point de départ et d’arrivée.



Jardin de l'Hôpital

Une santé de fer

Comme dans chaque ville frontière ou place de guerre que j’ai fortifiées, Huningue bénéficie au 19e siècle d’un hôpital militaire, avec 118 lits, où médecins et chirurgiens prennent en charge les soldats malades ou blessés. Ils veillent aussi à la prévention des maladies contagieuses et des épidémies, qui font alors plus de victimes que les blessures de guerre.

Rudimentaires, les techniques opératoires y sont d’une rapidité extrême, entre autres pour limiter la douleur faute d’une vraie anesthésie. La pharmacopée est tout autant dérisoire : les contusions faites par un boulet se guérissent avec de l’eau-de-vie et de l’ammoniaque en friction ; de l’eau-de-vie encore et du vin sont le remède contre la diarrhée…

D’ingénieuses fortifications et une santé de fer représentent du coup pour un soldat la meilleure garantie de rester en vie !

Vauban jardinier : illustration Jardin de l'Hôpital

Le Jardin de l'Hôpital est un projet en cours
. Cet aménagement paysager sera entrepris après la complète restauration de la Poudrière, autre vestige de la place forte. Des travaux de sauvegarde ont déjà été réalisés en 2013 et 2016

Histoire

Organisation souterraine

La place forte de Huningue comptait 21 souterrains, conçus pour abriter jusqu’à 2 890 hommes du feu des canons. Ils ont aussi vocation à stocker les munitions, le grain et autres vivres. Dans ce véritable réseau souterrain, chaque galerie a sa fonction. Certaines servent de dépôts de vin, d’eau-de-vie, de tabac, de lard… D’autres sont destinées en temps de siège à la cuisson et à la conservation du pain, quelques unes étant même transformées en moulins actionnés à la force de chevaux. Trois galeries, parmi les mieux aérées, font par ailleurs office d’hôpital quand la guerre sévit.

Emplacement de l'ancienne poudrière
La Poudrière

Le lieu-dit « la Poudrière » – car en lieu et place de l’un des magasins à poudre – révèle un vestige de trois de ces galeries ; elles se trouvaient sous l’un des cinq bastions. L’ensemble a fait l’objet de travaux de sauvegarde en 2008 et 2016.

 

Botanique

La médecine par les plantes

Avec ses plantes médicinales, le jardinet à l’arrière de « la Poudrière » rappelle que l’hôpital militaire n’était qu’à quelques pas. Ses petits carrés mystérieux font l’objet de la plus grande attention, car les plantes aromatiques, sédatives ou curatives qui les composent ont d’incroyables pouvoirs. Thérapeutiques à bonne dose, certaines peuvent sinon être de redoutables poisons ! Disciple d’Hippocrate, Dioscoride (25 ap. J.-C.) référençait déjà 609 « drogues » d’origine végétale… Et le Jardin royal de plantes médicinales de Paris rassemblait 2 300 espèces au 17e siècle !

Un jardin vertueux
Bouillon-blanc

Le Jardin de l’hôpital fait plus modestement la part belle à la menthe, à la mélisse, au thym ou au romarin, aux multiples effets, aussi bien utilisés à l’état frais que sec.

La belle sauge Salvia officinalis y a également sa place, connue depuis des siècles pour ses propriétés stimulantes, qui en interdisaient jadis l’usage sur les stades de la Grèce antique. Diurétique, antispasmodique, cholérétique, antiseptique, vermifuge, la sauge jouit d’une réputation universelle qui en fait une véritable panacée !

La valériane, la bourrache, le bouillon-blanc et bien d’autres espèces sont aussi à découvrir dans l’un ou l’autre carrés de ce jardin vertueux !

 

Galerie photos

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